À Sainte-Élizabeth-de-Warwick

L'église et le presbytère

DES FROMAGES AU VILLAGE

par / Lundi, 05 Novembre 2018 / Publié dans FANZINE, NOS PRODUCTEURS LOCAUX

Jean Morin

NOM

Jean Morin, fromager et producteur laitier

 

ENTREPRISE

Fromagerie du Presbytère

 

PRODUITS

Des fromages fabriqués avec passion : Bleu d’Élizabeth, Brie paysan, Champayeur, Laliberté, Louis d’Or, Religieuse, Taliah, Pionnier.

 

FONDATION DE L’ENTREPRISE

Il y a, en fait, deux entreprises : la ferme laitière et la fromagerie, qui n’en forment aujourd’hui plus qu’une (à laquelle s’est jointe tout naturellement l’église).

Tout petit, Jean Morin traversait la rue principale (la seule rue) de Sainte-Élizabeth-de-Warwick pour aller porter des gâteaux au curé du village, au presbytère, à la demande de sa mère. C’est qu’il habitait en face, faisant partie de la quatrième génération de la famille qui exploitait une ferme laitière, la Ferme Louis d’Or.

Avec un de ses frères, ils ont repris la ferme, lui faisant faire, au début des années 80, un « virage bio ». La Ferme Louis d’Or respecte les plus hautes normes de l’agriculture biologique, autant dans ses champs que dans les soins apportés au troupeau.

Depuis, la cinquième génération s’est mise de la partie (les trois fils et la fille de M. Morin), et lorsque le presbytère a été mis en vente, la famille n’a pas hésité à se lancer dans une toute nouvelle aventure qui allait transformer la vie à Sainte-Élizabeth-de-Warwick.

Jean Morin, grand amateur de fromages, était souvent allé en France, explorant les fabriques du pays, d’est en ouest. « C’était un vieux rêve, celui de devenir fromager, que j’ai finalement pu réaliser en achetant le presbytère en 2009 afin d’en faire une fromagerie », explique-t-il.

Désormais, la production de la ferme laitière est entièrement destinée à la fromagerie.

 

FORMATION

Lorsqu’il a décidé qu’il deviendrait fromager, Jean Morin a suivi une formation aux ENIL (Écoles nationales d’industrie laitière, des biotechnologies et de l’eau) à Poligny, dans le Jura français.

 

ÉTINCELLE DE DÉPART

« C’est une histoire d’amour entre moi et les fromages… La mise en vente du presbytère a rendu possible ce rêve qui ne me quittait pas, et mes enfants, déjà tous impliqués dans l’exploitation de notre ferme laitière, ont tout de suite été séduits par cette idée ! », explique le fromager.

 

LES PLUS GRANDS DÉFIS

« J’ai le privilège de nourrir des humains, il faut donc que je fasse une nourriture qui soit la meilleure possible… C’est un défi de tous les jours. Tous les matins, je demande à mon équipe : “Qu’est-ce qu’on peut faire pour que nos fromages soient encore meilleurs ?” »

« Le plus difficile, c’est d’assurer, dans un contexte de fabrication en mode artisanal, la plus grande harmonie en matière de qualité de fromage. C’est un défi technique de tous les instants. »

 

LES PLUS BELLES SURPRISES

« Certainement le prix que nous avons remporté, la première année, pour le Bleu d’Élizabeth ! », s’exclame Jean Morin. « On nous a dit que nous faisions le meilleur fromage du pays, et deux années de suite, à part de ça ! » La Fromagerie ne cesse depuis de remporter des prix, chaque année, pour plusieurs des fromages façonnés au Presbytère.

 

INSPIRATION

Continuer à donner du bonheur à tous les amateurs de fromage.

 

ASPIRATIONS

« Prendre possession d’une église, c’est quelque chose qui suscite beaucoup d’émotions. L’église, c’est un lieu sacré, un lieu d’identification. On y célèbre la vie, les baptêmes, les mariages, les départs, les joies, les peines. En décidant d’acheter d’abord le presbytère et ensuite l’église, on s’est tous dit que ce lieu continuerait d’être un lieu partagé. Nos vendredis d’été en témoignent ! »

« Et bien sûr, assurer la pérennité de la ferme et de l’entreprise familiale, pour mes enfants et leurs enfants. »

 

FAITS MARQUANTS

« Il y a les prix remportés, bien entendu. Mais si vous venez à la fromagerie les vendredis après-midi, en été, vous allez vite comprendre que ce qui est le plus marquant, dans toute cette aventure, c’est la vie qui a repris au beau milieu du village, c’est son effet rassembleur. »

Vendredis de la Fromagerie du Presbytère

Les « vendredis à la fromagerie » — un événement né tout à fait spontanément — réunissent chaque semaine des milliers de personnes venant de partout autour, aussi bien des villages voisins que de Montréal ou Québec (qui sont à égale distance de Sainte-Élizabeth) ou des Cantons-de-l’Est. On y arrive avec glacières, tables à pique-nique, bouteilles de vin, et on déguste sur place le fabuleux fromage en grains de la Fromagerie du Presbytère.

« Normalement, quand tout le monde est là, on compte 381 habitants au village, » explique Jean Morin (précisant que le « 1 », c’est le petit dernier de la cinquième génération de la Ferme Louis d’Or. « Les vendredis, à partir du mois de juin, ça se décuple ! Les visiteurs viennent — et reviennent — par milliers. Et ils repartent au coucher du soleil ! »

 

PLAT PRÉFÉRÉ

Le risotto (au fromage, évidemment).

 

ENFANT TERRIBLE DEPUIS 2015

Un classique au menu Les Enfants Terribles :
La salade d’endives, canard confit et Bleu d’Élizabeth,
pomme Honeycrisp, pacanes, topinambours, grenade ou framboises
Salade d'endives, canard confit et Bleu d'Élizabeth Les Enfants Terribles

Le Bleu d’Élizabeth porte son nom pour souligner son lieu de fabrication : Sainte-Élizabeth-de-Warwick. Fromage de lait thermisé, sa pâte demi-ferme à moisissures internes est couverte d’une croûte naturelle parsemée de taches ocre qui renferme de belles veines bleuâtres, parfois même verdâtres, dues à la présence de pénicillium roqueforti. Plaît aux palais les plus capricieux !

Site Web : fromageriedupresbytere.com

Facebook : facebook.com/FromagerieDuPresbytere

Images : Gracieuseté de Fromagerie du Presbytère

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